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L’été en Suisse, mai à août 2026

Salut tout le monde, cette année, nous sommes restées longtemps en Suisse et en avons profité pour y faire du tourisme. Vous voulez voir ce qu’on a vu? Alors c’est parti!

Déjà, on a regardé pousser les fleurs…

Ensuite, on a accueilli nos amis Isabel et Paco de Cordoba, ils sont venus passer un mois avec nous.

Après leur arrivée, on a fêté l’anniversaire de Sandrine.

Et là, on a pu commencer à faire tu tourisme pour de vrai… On a visité pas mal de choses par ici, à commencer par Barry Land, le musée des chiens du St-Bernard. On est restés un peu sur notre faim… je ne sais pas vraiment à quoi on s’attendait, mais à part l’architecture du bâtiment, on a vu quelques casques de réalité virtuelle qui permettaient de comprendre l’histoire de cette race et, à l’étage, des chiens dans des box vitrés. On a pu les caresser car, après le repas, ils sont sortis des box, mais sinon, on a pas accroché.

Un autre jour, nous sommes allées à Chaplin’s World, à Corsier-sur-Vevey, sans être particulièrement connaisseurs de l’œuvre de Charlie Chaplin. Et c’est justement l’une des grandes réussites de ce musée : il n’est absolument pas nécessaire d’être cinéphile ou fan de Chaplin pour passer un excellent moment.

Nous avons adoré la visite. C’est vivant, drôle, parfois émouvant et surtout très immersif. On ne passe pas simplement d’une vitrine à l’autre en lisant des panneaux : on entre réellement dans l’univers de Charlie Chaplin.

La visite se divise essentiellement entre le Manoir, le Studio et le parc. Le Manoir permet de découvrir une facette beaucoup plus intime de Charlie Chaplin. On traverse la maison dans laquelle il a réellement vécu avec sa famille et on découvre son quotidien, ses proches, son parcours et une partie de sa vie loin des plateaux de cinéma. On a aimé le manoir, mais le Studio, consacré à sa carrière et au cinéma propose une toute autre ambiance. On entre dans des décors inspirés de ses films, on se retrouve au milieu de scènes grandeur nature et on croise de nombreux personnages. La scénographie fait oublier assez rapidement que l’on visite un musée. Même sans connaître les films de Chaplin, ça fonctionne.

On reconnaît évidemment certaines images devenues universelles, mais surtout on comprend son humour, sa manière de raconter des histoires et l’incroyable modernité de certains de ses thèmes. Le musée aborde également le cinéma de l’époque et replace son œuvre dans l’histoire du XXe siècle. C’est ludique sans tomber dans le parc d’attractions, instructif sans devenir scolaire.

Avant la visite, Charlie Chaplin évoquait surtout pour nous le chapeau melon, la petite moustache, la canne et cette démarche si particulière. On en ressort avec une vision complètement différente. Acteur, réalisateur, scénariste, compositeur, producteur… sa carrière est impressionnante. Mais Chaplin’s World réussit à raconter tout cela sans transformer la visite en cours d’histoire du cinéma. C’est sans doute pour cette raison que le musée peut plaire à des visiteurs qui ne connaissent pratiquement rien à son œuvre. On découvre au fur et à mesure. On rit. On observe. On reconnaît parfois une scène sans même savoir de quel film elle provient. Et on finit par avoir envie d’en savoir davantage.

On a tous les 4 eu la chance de partager les fallas de Valencia et si vous vous souvenez, la falla la plus importante de la ville était celle représentant Charlie Chaplin. On est tombés sur l’affiche et on a trouvé ça génial, c’est aussi là qu’on se rend compte du talent des créateurs de fallas. Je vous laisse regarder les détails, c’est fou!

Suite à cela, nous avons décidé de faire quelques jours à Morgen. Morgen, c’est le nom que nous avons donné à la partie allemande de la Suisse. Trop long à prononcer en Espagnol, nous l’avons re-baptisée!

Pour ce séjour, nous avons loué un mini-bus et avons embarqué les parents Matas avec nous.

Et c’est parti, on se met en route pour St-Gall. Evidemment, on allait pas passer à côté de la maison Cailler sans y faire une petite dégustation.

Donc nous voici arrivés à St-gall afin d’y visiter la magnifique bibliothèque.

La bibliothèque abbatiale de Saint-Gall fait partie de ces lieux qui impressionnent dès les premières secondes. Située au cœur du quartier de l’abbaye, elle est considérée comme l’une des plus anciennes et des plus importantes bibliothèques monastiques du monde. L’ensemble du site abbatial est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1983. Même sans être passionné de livres anciens ou d’histoire religieuse, la visite vaut vraiment le détour, ne serait-ce que pour découvrir sa célèbre salle baroque.

Lorsque l’on entre, le regard part dans toutes les directions. Les immenses bibliothèques en bois couvrent les murs sur deux niveaux, les rayonnages sont remplis d’ouvrages anciens et le plafond est entièrement décoré de fresques et de stucs.

La salle actuelle date du XVIIIe siècle, lors de la reconstruction baroque du complexe monastique. Le parquet, les boiseries, les galeries, les livres reliés et les peintures du plafond donnent presque l’impression d’être entré dans un décor de cinéma. Et pourtant, tout est bien réel. La beauté de la salle pourrait presque faire oublier ce qu’elle renferme. La bibliothèque conserve une collection exceptionnelle de manuscrits médiévaux, dont certains ont plus de mille ans.

Parmi ses trésors figure notamment le célèbre plan de Saint-Gall, réalisé au IXe siècle. Il s’agit de l’un des documents les plus importants de l’histoire de l’architecture monastique médiévale.

La visite possède aussi une petite particularité assez amusante : avant d’entrer dans la salle historique, les visiteurs doivent enfiler de grandes pantoufles de protection par-dessus leurs chaussures afin de préserver le parquet ancien. Je ne vous raconte pas comment c’est impossible de pousser de chaises roulantes avec des « pantoufles » qui glissent… Du coup, Sandrine et moi avons été dispensées car nous n’avancions pas!

On se retrouve donc à avancer doucement au milieu de cette salle somptueuse, ce qui ajoute encore un peu au caractère particulier de la visite.

Au milieu de toutes ces merveilles, impossible de manquer l’immense globe terrestre et céleste installé dans la salle. Il s’agit d’une réplique fidèle d’un globe du XVIe siècle autrefois propriété de l’abbaye de Saint-Gall. Avec plus de deux mètres de hauteur, il attire immédiatement le regard. On peut y observer la représentation du monde et du ciel telle qu’on l’imaginait il y a plus de 400 ans. À lui seul, il rappelle à quel point cette bibliothèque était non seulement un lieu de conservation des livres, mais aussi un véritable centre de connaissances scientifiques.

La bibliothèque se trouve juste à côté de la cathédrale de Saint-Gall, dans le quartier abbatial.

L’ensemble mérite d’être parcouru tranquillement et, puisque l’on est déjà sur place, il serait dommage de ne pas profiter également de la vieille ville.

Nous avons fait 2 jours sur place puis sommes partis pour Lucerne, entre le lac, les montagnes, la Reuss qui traverse la ville et les façades anciennes de la vieille ville, le décor est vraiment superbe.

Le symbole de Lucerne est évidemment le Kapellbrücke, le fameux pont de la Chapelle. Construit au XIVe siècle, il fait partie des plus anciens ponts couverts en bois d’Europe. Il traverse la Reuss en diagonale et passe devant la tour octogonale appelée Wasserturm, autre emblème de la ville.

Ce qui rend le pont encore plus particulier, ce sont les peintures triangulaires installées sous sa toiture. Elles datent principalement du XVIIe siècle et racontent différents épisodes de l’histoire de Lucerne et de la Suisse.

Le Kapellbrücke a pourtant failli disparaître. Un important incendie l’a ravagé en 1993, détruisant une grande partie du pont et de nombreuses peintures. Il a été reconstruit rapidement, mais certaines sections laissées vides rappellent encore aujourd’hui ce qui a été perdu.

Une fois le pont traversé, le plus agréable est de se perdre un peu dans la vieille ville. On y trouve des ruelles pavées, des places animées et surtout de très belles maisons aux façades peintes. Certaines sont couvertes de fresques qui donnent énormément de charme au centre historique. Lucerne est également une ville qui vit avec l’eau. Le lac des Quatre-Cantons arrive pratiquement jusqu’au cœur de la ville et les quais sont parfaits pour une promenade. Entre les bateaux, les cygnes et les sommets en arrière-plan, on retrouve vraiment cette image de carte postale que l’on associe volontiers à la Suisse. Evidemment, on a profité pour se faire un croisière…. c’est sans dire qu’on a dû se refaire le brushing après!

Histoire de finir en beauté, nous avons fait le retour par le Lötschberg. Pour nos amis de Cordoue, le fait de mettre la voiture sur le train était une aventure en soi. On a adoré leurs réactions.

Pour ce qui est de Morgen, on en a fini pour le moment… revenons en romandie! Nous les avons emmenés dans quelques coins que nous trouvons vraiment beaux et/ou sauvage. On a commencé par la Fouly avec ces montagnes si abruptes et son coté sauvage.

On les a aussi emmenés à Glacier 3000 pour qu’ils traversent le pont suspendu qui relie deux sommets, avec le vide de chaque côté. Il mesure 107 mètres de long pour seulement 80 centimètres de large. Autant dire que lorsqu’on s’engage dessus, on regarde rapidement où l’on met les pieds.

Comme vous pouvez imaginer, on a cherché des endroits « frais » car la canicule était des nôtres. On a pensé aux mines de sel de Bex. La visite commence déjà de manière assez originale puisqu’une partie du trajet se fait à bord du petit Train des Mineurs. On s’enfonce alors dans la montagne par des galeries étroites avant de poursuivre à pied. Rien que ce trajet donne immédiatement l’impression de partir en exploration.

À l’intérieur, on découvre des galeries, des escaliers, des salles creusées dans la roche et les différentes techniques utilisées au fil des siècles pour extraire le sel. Certaines parties ont été taillées à la main dans des conditions que l’on imagine difficilement aujourd’hui. La visite permet de comprendre comment le travail des mineurs a progressivement évolué jusqu’aux méthodes modernes.

Ce qui surprend surtout, c’est l’ampleur de tout ce qui se cache sous la montagne. Depuis l’extérieur, rien ne laisse vraiment imaginer ce dédale souterrain. Et contrairement à beaucoup de sites historiques transformés uniquement en musée, ici l’exploitation n’appartient pas complètement au passé : la production de sel continue.

Toujours dans l’idée de « fuir la canicule » nous nous aventurons près du lac souterrain de St-Léonard. Avec environ 300 mètres de longueur, il est présenté comme le plus grand lac souterrain naturel navigable d’Europe. Il se trouve entre 30 et 70 mètres sous le coteau, ce qui rend l’endroit encore plus étonnant lorsque l’on pense qu’au-dessus se trouvent simplement les vignes et le village.

La visite commence au bord de l’eau, puis on embarque dans une grande barque conduite par un guide. Il n’y a pas de moteur : le bateau avance doucement à la rame, ce qui préserve complètement l’atmosphère du lieu, et c’est justement ce qui fait le charme de la visite.

Une fois à l’intérieur, on se retrouve dans un univers très calme, presque irréel. L’eau est incroyablement tranquille et les éclairages mettent en valeur les formes de la roche et les différentes couleurs des parois. Par endroits, les reflets donnent presque l’impression que la grotte se prolonge sous l’eau.

Evidemment, dans notre quête de fraîcheur, nous avons visité l’expo Rodin au musée Gianadda

Après, on a fait encore beaucoup de choses, mais j’ai plus de place ici, alors je vous fais un nouvel article…

En attendant la suite, n’hésitez pas à laisser un commentaire et pensez à le signer. Merci

Voici la galerie de Sandrine :

Anni Sandrine

Chaplin’s world

St-Gall

Lucerne

Passage du Lötschberg

La Fouly

Glacier 3000

Mines de sel de Bex

Lac sous-terrain de St-Léonard et Musée Gianadda


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